‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 294 sur 451 · JACQUES OGIER · texte numérisé non relu

JACQUES OGIER

par la Conciergerie pour aller au dépôt des condamnés et je reçus ses derniers adieux4.

Le 15 (3 février d 794), un autre Ogier : Claude Jacques Ogier ex-noble, ex-conseiller du roi et auditeur à la ci-devant chambre des comptes de Paris, vieillard de 73 ans, envoyé au tribunal révolutionnaire par un juge de paix de Sens, sur les conclusions de Pagent national de la commune1. On avait trouvé chez lui un écrit en quatre feuillets, intitulé : « Protestation des princes de la maison de Bourbon contre l'acceptation de la constitution; des extraits de VAm% du roi, le tout copié de sa main par pure curiosité, disait-il ; une collection d'écrits fanatiques, c'est-à-dire, des livres de piété. De plus, sur une brochure intitulée : Récit exact et circonstancié de ce qui s'est passé au château des Tuileries, le mercredi, 20 juin 1792, brochure de Durosoy qui faisait la Gazette de Paris, il avait écrit de sa main : « Trop fidèle au roi et à la patrie pour échapper à la mort cruelle qu'il a soufferte le dimanche 26 août sur la place du Carrousel, où il a eu la tête tranchée. 0 Dieu juste et vengeur des crimes ! »

1. Essais historiques sur les causes et les effets de la révolution France, t. Y, p. 223-225.

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