‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 295 sur 451 · Voici en quels termes ce dernier en fait l'envoi · texte numérisé non relu

Voici en quels termes ce dernier en fait l'envoi

c Sens, 9 nivôse, 2* année de la République une et indivisible, c Citoyen, c Je l'adresse soixante-cinq pièces concernant Claude-Jacques Ogier, traduit par le juge de paix de la section du Levant de la commune de Sens, sur mes conclusions, au tribunal révolulionnaire séant à Paris. Le prévenu est accompagné d'un gendarme qui le conduira au lieu que tu lui foras indiquer. Je te prie de m'accuser la réception du tout.

c Luytte, « Agent national de la commune de Sens, a (Archives, W310, dossier 476, pièce 7.)

394 CfliP. XXU. — PLUVIOSE (PREMIÈRE MOITIÉ).

Cette note, il l'avouait. Il se borne à dire dans son interrogatoire qu'il a écrit cela dans le temps; qu'il ne se rappelle pas quel a élé son motif et qu'il ne croit pas qu'il soit criminel1.

Ce ne fut pas le sentiment du jury, ni du tribunal qui le condamna à mort.

Le 16 (4 février) nous sommes ramenés aux événements du 10 août avec Nicolas Roland de Moistjourdain, ancien employé à la régie du domaine, chef de bataillon de la section Saint-Lazare, depuis, Poissonnière. 11 avait été dénoncé au comité révolutionnaire de sa section comme ayant conduit le 10 aoûi son bataillon aux Tuileries, sous le prétexte d'aller défendre l'assemblée, mais dans l'intention réelle d'aider la cour et « de tirer sur les frères du faubourg Saint-Antoine. » Le dénonciateur le montrait en relations particulières avec le château :

« Il était si plat valet de la cour, qu'il était toujours avec le petit Capet et ses femmes, et ramassait les ballons que le petit louveteau laissait tomber exprès \ »

Renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, il eut à rendre compte de faits plus anciens. On l'accusaitd'avoir favorisé le départ de la famille royale pour Varennes, défendu le roi au 20 juin, signé et colporté la pétition dite des 8000, relative au camp des fédérés sous Paris. Le 20 juin, on l'avait entendu crie Vive le roi :

D. Vous avez dit dans la même occasion, ajouta le juge, que vous péririez pour soutenir le roi et sa famille.

R. Je ne me le rappelle pas, mais étant de garde et en

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