‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 297 sur 451 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Les marquises de Pavsac et de Murbeuf.

Malgré le grand nombre de bourgeois ou de gens du peuple envoyés au tribunal1, les nobles y avaient toujours une place exceptionnelle : c'est ce qui leur restait de leurs privilèges; et le milieu du mois de pluviôse nous y fait trouver les noms les plus aristocratiques.

Le il (5 février), un de ces cas de correspondance si communs : Marie-Gabriel Chapt-Rastignac, veuve du marquis de Paysac, accusée de relations avec les ennemis intérieurs et extérieurs de la République. i lie avait résidé chez son frère l'abbé Chapt-Rastignac, assassiné aux Carmes le 2 septembre 1792, et s'était depuis retirée à Marly\ Elle avait reçu des lettres de son fils qui, resté d'abord dans ses terres, lui faisait un triste tableau de l'état des campagnes après les décrets du 4 août3.

À la suite d'une scène de violence, où les gens du pays l'avaient voulu contraindre à renoncer aux droits que lui

1. Il faut joindre à ceux que nous avons énumérés ci-dessus ceux dont nous afons rejelé les noms au Journal.

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