‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 298 sur 451 · Voyez une lettre du 27 février 1790. Ibid., pièce · texte numérisé non relu

Voyez une lettre du 27 février 1790. Ibid., pièce

598 CBAP. XXIÏÏ. - PLUVIOSE (SECONDE MOITIÉ).

laissaient encore les décrets de l'Assemblée, il s'était retiré à Limoges « pour éviter ces brigands1 » ; puis, cet asile ne lui paraissant plus assez sûr, il s'en était allé à Maastricht, d'où il avait adressé deux lettres à sa mère; ellemême lui avait écrit une fois, mais à une date fort ancienne, et elle affirmait ne lui avoir point envoyé d'argent1. Elle avait reçu d'autres lettres encore : les unes de M" Choiseul Rohault qui, en juillet 1791, lui témoignait sa douleur de la situation malheureuse du roi et de la reine3; d'autres, d'un personnage fort suspect : il voyait dans les assignats un papier qui ne servirait pas toujours de monnaie ; lui conseillait pour le moment d'en avoir le plus qu'elle pourrait; l'appelait ma belle aristocrate, et se qualifiait de chevalier du poignard4. Dans un autre billet d'un ton badin, il lui parlait d'un verrou enlevé, lui en offrait un autre avec un poignard pour le défendre; et l'accusateur public écrit stupidement en marge : t Preuve qu'elle étoit chevalière du poignard5. »

Quand cela était regardé comme preuve, elle ne pouvait manquer d'être condamnée, et elle le fut.

On a vu à quoi s'exposaient les nobles quand ils n'observaient pas la loi. Ils ne couraient guère uh moindre péril , quand ils la voulaient exécuter :' témoin , le même jour, 17 pluviôse (5 février), la marquise de BIar-

1„ Archive*, ibid., jriècé 39. Cf., en sens contraire (pièce 57), une pltinlc respectueuse des habitants de PaysaC a Mme de Pavsac contre son iils qui, disent ils» s'est conduit avec hauteur et dureté (21 février 1790).

2. Ibid., pièce 15. Cf. les lettres, pièces 20 et 21, contenant des demanda d'argent.

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