‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 30 sur 451 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

BJUL.LY

Décret sur l'arrestation des députés voté et rapporté.

Le procès du duc d'Orléans et celui de Mme Roland avaient été rattachés par l'accusation, le premier, sans raison suffisante, le second, en toute justice, au grand procès des Girondins. Ce premier procès des hommes de la Révolution était celui dont les esprits restaient le plus frappés. L'immolation des Vingt et un, et la menace qui pesait sur les soixante-quatorze, décrétésd'arrestationpour avoir protesté contre la proscription de leurs collègues, avaient ému un assez grand nombre de membres de la Convention nationale. Ceux mêmes qui, en les livrant, les avaient fait condamner, pouvaient, par un juste retour, craindre pour leur propre tête. Le 20 brumaire (10 novembre), Chabot demanda que les députés ne pussent être décrétés d'accusalion avant d'avoir été entendus. Ce n'était, à son avis que leur assurer le bénéfice du principe appliqué à tous les autres : c Nul ne doit êlre jugé sans avoir été entendu. »

« On dira, ajoutait-il, que le décret d'accusalion n'est pas une condamnation. C'est vrai dans la rigueur des termes; c'est vrai pour l'accusation d'un tribunal, mais une déclaration de la Convention est bien autre chose: elle est appuyée sur l'opinion publique, sur une preuve

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