‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 305 sur 451 · Voycx son interrogatoire aux Appendices, même numéro · texte numérisé non relu

Voycx son interrogatoire aux Appendices, même numéro

3. Interrogatoire du 11 pluviôse. Ibid., pièce 4 et pièces 7-12 (énumératk» des objets trouvé»). IX deux autres interrogatoires du 12 brumaire et du 15 frimaire, pièces 16 et 13.

NICOLAS PASQU1N. 407

Le même jour (18 pluv., 16 février) Nicolas Pasquin, ancien valet de pied de M™ Elisabeth, et tenant depuis une maison garnie, rue Coq-Héron. Tout son procès se réduisait à ces trois questions de son interrogatoire :

D. Si le 10 août il n'a pas tiré sur le peuple d'une des croisées du château?

R. Que non, et avec preuves.

D. S'il était au château ledit jour?

R. Que oui, et que son service le forçait d'y être.

D. Si autrefois il n a pas été valet d'Elisabeth, sœur de Capet?

R. Oui, depuis 1780 jusqu'au 10 août 1792

D. S'il a un conseil?

Il n'en fut pas moins déclaré, « convaincu d'être complice de la conspiration affreuse qui a existé le 10 août tendante à faire assassiner le peuple français.»

Cela donna lieu à cette déclaration du juréÀntonelle :

Dans cette nuit éternellement mémorable du 9 au 10 août, nuit de terreur qui préparait le jour des triomphes...

(Une page sur cette nuit.)

l'accusé Nicolas Pasquier (Pasquin) s'était-il rendu volontairement au château?... Connaissait-il l'horrible complot longuement tramé et sa prochaine explosion? Y pasaa-t il la nuit entière et toute la matinée?... N'abandonna-t-il ce repaire des ennemis de la liberté qu'au moment de leur chute et après leur défaite et l'extermination du plus grand nombre? ... N'a-t-il pas fui seulement pour éviter d'être exterminé luimême?... N'a-t-il pas refusé de s'unir au peuple soit avant, soit après le commencement de l'attaque?... Quand celui-ci eut triomphé, l'accusé ne s'est-il pas évadé à la faveur d'un

Page 1