Archives, \V 321, dossier 489, pièce
2. Voyes son interrogatoire très détaillé au Comité de sûreté générale (10 juin 1793). Ibid , pièce 61, et devant le juge Foucault, 18 septembre. lbid,% pièce 50.
u famille troussebois; le curé gourtot. 4is
fait aussi tôt que possible; mais les communications étaient interrompues ; il avait dû passer par le grand Saint-Bernard :
Qu'au surplus il n'aurait pas pu y rester, tous les Français qui ne prenaient point de service à la cour de Turin étant obligés de sortir des États du roi de Sardaigne et que c'est avec peine qu'il a obtenu deux prolongations de huit jours chacune, réunies aux pièces par lui produites au ministère de l'intérieur1.
Baillard-Cherville, outre sa correspondance avec son frère, était accusé d'avoir dit «que le gouvernement d'un seul avait moins d'inconvénient que celui de plusieurs »; et encore que la Convention avait détruit la religion catholique et que les rebelles la rétabliraient. Il convint qu'il avait pu tenir le premier propos en conversation, mais affirma « qu'il n'avait cherché ni directement, ni indirectement à rétablir le royalisme, ayant pour principe l'obéissance aux lois ; » sur le second propos : qu'il avait pu dire devant une seule personne, avoir lu dans les papiers que l'armée chrétienne se proposait de rétablir la religion.
Il n'en fallait pas davantage. Quant à la sœur , le juge lui demanda :
Si elle avait été en correspondance avec son frère Troussebois à Turin?
R. Oui.
D. Si lors de la vente du mobilier qui fut faite à la terre de La Motte Bourgon, elle ne s'est pas retenu, sur cette vente des meubles de son frère, une somme de deux mille et quelques cents livres ?