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punis de mort par les lois en vigueur. Mais dans le nombre il en est plusieurs qui méritent encore d'êlre cités à part.
Le mois débute (1er ventôse, 19 février) par un prévenu, dont les antécédents, il faut l'avouer, donnaient prise à l'accusation, François Gossenay, âgé de 26 ans, alors aide de camp provisoire du chef de brigade Valt.
Dans son interrogatoire (16 nivôse, 5 janvier 1794)1, il dit lui-même qu'il est sorti de France en 1790 et s'est renduà Àth en Belgique1: il était alors, comme on le voit par un interrogatoire antérieur (7 frimaire, 27 novembre), caporal des grenadiers dans le régiment de Foix en garnison à Givet.
Arrivé à Ath, il y avait trouvé le ci-devant comte de la Châtre qu'il connaissait, et qui le fit placer dans une compagnie de sous-officiers français, formée pour le service des princes. Après y être resté deux mois, il fut placé à Coblenlz dans les hommes d'armes à cheval, aussi pour le service des princes, et il y fut environ cinq mois jusqu'au moment où il repassa la frontière (avril 1791).
Ce fut par une nouvelle désertion. Il rentra en France par Condéet de là il vint à Valenciennes, se présenta au général Biron qui y commandait et qui lui donna un brevet d'amnistie.
Revenu à Paris, il tacha d'entrer dans la garde du roi. Mais ne l'ayant pas obtenu, faute de papiers, il se rendit à Sedan pour un mariage qui ne réussit pas. De Sedan, il se dirigea vers Châlons où était sa famille : c'était vers la fin d'août 1792; l'ennemi occupait Verdun. Il avait évité celle ville et se trouvait entre Verdun et Saint-