‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 328 sur 451 · Ibid., pii'ce · texte numérisé non relu

Ibid., pii'ce

«6 CHAP. XXIV. — YENTOSE.

Deux révolutionnaires, le président et l'accusateur public de Sans-Nom (Marseille), acquittés. — Un intendant qui réprime une émeute, condamné.

Le mêmej our étaient acquittés en même temps que dix fournisseurs prétendus infidèles, deux accusés de plus haut rang, Àug. Maillet, président, et Jos. Giraud, accusateur public au tribunal criminel des Bouches-du- Rhône. Ils avaient été renvoyés au tribunal révolutionnaire par une lettre de deux représentants du peuple datée de « Sans-nom », ci-devant Marseille, 6 pluviôse. On les y accusait : \° de prévarication dans leurs fonctions, et par exemple devoir puni d'une simple détention un ami deBarbarouxqui méritait la mort ; 2Q d'avoir tenté de soutenir le peuple contre l'arrêté des représentants qui mettait Marseille en état de siège1. Mais l'un et l'autre établirent dans leur interrogatoire préliminaire (18 pluviôse), que loin d'avoir favorisé le fédéralisme ils en avaient été victimes1; et ils avaient des étals de service qui supportaient la comparaison avec ceux du tribunal révolutionnaire. Ils furent acquittés sur toutes les questions, comme ils ne pouvaient manquer de l'être en pareil lieu, et mis en liberté aux acclamations du public3.

Le lendemain au contraire (6 ventôse, 24 février) châtiment d'un homme qui avait osé résister à une émeute et livrer des pillards à la justice.

Il s'agit d'Éticnne-Thomas Maussion, ci-devant maître des requêtes, et intendant de la Normandie au commen-

1. Archives W 329, dossier 515, pièce 4. % Ibid., pièces 13 et 14.

Page 1