PLOQUIN, BIMBENET-LAROCHE ET LES SŒURS BARBERON
Ploquin disait pour se justifier qu'il écrivait à un ami sur la situation, mais qu'i? n'avait jamais provoqué de troubles.
Dans son interrogatoire, Bimbenet-Laroche fut d'une franchise qui ne laissait au juge aucun embarras :
A lui demandé s'il est sorti du territoire de la République?
A répondu que oui.
D. A quelle époque?
R. Qu'il en est sorti en janvier 1792 et qu'il est rentré au mois de décembre de la même année.
D. Si, dans le séjour qu'il a fait à l'étranger, il a porté les armes contre la France?
R. Oui.
D. Dans quel corps?
R. Dans la gendarmerie des p/inces.
D. Chez quelles personnes il s'est réfugié à Orléans ?
R. Chez les demoiselles Barberon.
A lui observé que dans la chambre qu'il occupait à Orléans l'on a trouvé un tableau à gravure, repiésentant un enfant armé de toutes pièces, Qeurdelisc de la tête aux pieds, sur lequel tableau était cette inscription : Tu Marcellus erisy et au bas ces mots : « Louis-Charles de France, dauphin, né le 27 mars 1785, » et en haut le millésime \ 790.
Et à lui demandé si ce tableau lui appartient ?
R. Qu'il [a] acheté ce tableau.
D. Quel intérêt il mettait dans ce tableau?
R. Que c'était pour avoir le plaisir de le voir.
A lui observé qu'il désire donc que le dauphin monte sur le trône?
A répondu que oui.
D. S'il a fait choix d'un défenseur1?
C'était bien inutile. On ne s'explique pas comment cet