Archives, \V 353, dossier 570, pièce
là fimille saint-souplet. 459
à Valenciennes, pour l'engager à revenir, le jeune officier étant parti contre le gré de tous ses parents. Loin d'avoir rien soustrait des effets de ce frère, il avait livré ses titres nobiliaires pour qu'on les brûlât. Interrogé sur ses sentiments à l'égard du régime actuel, il dit qu'il n'était pas contraire au gouvernement républicain ; que c'était le gouvernement le plus selon la nature ; quant aux principes des Jacobins, c'étaient les plus vrais, les plus conséquents :
« Si je me fusse attaché à une société, c'est à eux que j'aurais donné la préférence, si j'avais été à Paris1. »
Déclaration bien capable de séduire son juge, si Ton n'avait eu au dossier une lettre où il manifestait contre les actes de la Révolution de 1789 plus d'antipathie qu'il ne convenait à un jacobin. Son frère avait l'intention de profiter de la loi pour rembourser les champarts : il l'en détourne vivement dans cette lettre; il fait appel à ses sentiments d'honneur et de délicatesse ; il lui remontre que la loi qui ordonne le remboursement émane d'une autorité usurpée: autant vaudrait acheter des biens du clergé; sa mère à qui il a communiqué ce dessein en a été révoltée \
On n'a pas au dossier l'interrogatoire du vieux serviteur Laurent Bruxelles : mais sa fidélité à ses maîtres en faisait suffisamment leur complice. Tous les quatre furent envoyés à Téchafaud5.
Le père avait laissé un testament où il disait :
Soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous