Ibid., piïce
3. lbid.t pièce* 202 et 197 et suiv. (procès- verbaux d'exécution).
appartenons au Seigneur. Nous devons donc dans tous les temps lui consacrer notre vie et être disposé à la terminer quand il le jugera à propos.
« De quelque maladie que je meure, quand elle serait fort extraordinainaire, je recommande 1res expressément que Von n'ouvre pas mon corps pour examiner la cause de ma mort1! »
Placards punis et impunis.
Tout était bon pour la guillotine. Le 15 (5 mars), Louis Robin, marchand à Troyes, âgé de soixante-quatorze ans, était déféré à Paris par l'accusateur public du déparlement de l'Aube pour avoir affiché ce placard :
A la dernière décade on a sélébré laniverscr du souit (soi-) disan dernier tiran et à la prochaine décade on célébrera la nessance de cent mille tiran. Vive la République, au diable le clube! ces (c'est) eu (eux) qui fon tous le mal.
Peuple naban donne jamais la loy de Dieu*.
L'interrogatoire qu'on lui fit subir à Paris mettait en évidence toute la faiblesse d'esprit de ce pauvre vieillard :
D. Si le seize du présent, il n'a affiché un placard à la cidevant église Saint-Jean à Troyes dans le passage du petit cimetière?
R. Qu'il ne s'en rappelle pas, ayant des moments d'absence d'après lesquels il ne se rappelle pas ce qu'il a fait.
A toutes les questions, même réponse : « qu'il ne s'en rappelle pas» ; seulement, à propos du placard : que ce n'est pas lui qui l'a écrit et qu'il ne l'a pas affiché. >