‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 349 sur 451 · llrid., pièces 4 et · texte numérisé non relu

llrid., pièces 4 et

Art. 2. Il recherchera en même temps les auteurs et agents des conjurations formées contre la sûreté du peuple, et les auteurs de la méfiance inspirée à ceux qui apportent des denrées et des subsistances à Paris1.

En attendant, on continuait de poursuivre les traîtres et, par une aberration monstrueuse, quand on criait tant contre l'étranger, de les chercher parmi ces braves soldats qui donnaient leur sang pour le combattre.

Les généraux O'moran, Cbanccl et Davaine. — Affaire de volontaire*.

Le 16 (6 mars), trois généraux de l'armée du Nord, Jacques O'moran, né irlandais, vieilli au service de la France, ayant combattu sous Dumouriez et sous Cusline, général de division depuis octobre 1792; Hector Cuancel, capitaine adjudant* à l'époque de la révolution et devenu général; J.-B. Davaine, belge de naissance, cordonnier de profession, venu en France en 1790, employé d'abord en qualité d'inspecteur des remontes, puis, comme il avait pris part à la révolution belge, appelé au commandement des troupes et nommé général de brigade, enfin général de division. Ils étaient accusés non de s'être laissé battre, mais, comme Houchard après sa victoire de Hondschote, de n'avoir pas assez battu l'ennemi*.

La bataille de Wattignies aurait dû, selon les hommes d'État des comités, entraîner l'occupation immédiate de la Belgique. Ghancel était resté inaclif dans les journées

1. Séance du 16 ventôse an II. Moniteur du 17. S. Archives, W535, dossier 985.

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