‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 350 sur 451 · LES GÉNÉRAUX O'MORAN, CHANCEL ET DAVAINE · texte numérisé non relu

LES GÉNÉRAUX O'MORAN, CHANCEL ET DAVAINE

des 15 et 17 septembre : il commandait à Maubeuge ; il avait cru devoir garder la place et n'avait reçu, d'ailleurs, aucun ordre pour couper la retraite à l'ennemi1. 0'nioran,qui commandait à Tournai et dans la Flandre occidentale, n'était pas entré dans le Brabant*; Davaine, qui avait un commandement dans la même région, n'avait pas marché sur Ostende ; il n'en avait pas Tordre : son ordre était de harceler l'ennemi, et il se flattait de n'y avoir pas manqué s. Gomme c'était moins que ce que l'on espérait, on leur imputa le crime d'avoir favorisé les progrès des ennemis sur le territoire français et ils furent mis à mort.

On se tromperait bien si l'on pensait que les condamnations ou les acquittements de ce tribunal étaient en raison des faits établis.

Le 17 ventôse (7 mars), Gilbert Grapsin, ex-noble, et sa femme, Henriette Deschamps, ainsi que leurs deux domestiques, Jacques Bàrnerat et François Vichy, étaient accusés de résistance au recrutement, soit par actes, soit par propos*.

Bàrnerat niait tout fait de rébellion : s'il avait arraché un fusil des mains du domestique de la veuve Devaux, c'est que celui-ci l'avait insulté, étant ivre. Dans un précédent interrogatoire, il avait reconnu pourtant qu'il s'était opposé, avec son camarade Vichy et quelques autres, au départ de ce domestique et de plusieurs ;

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