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LES ÉPOUX GRASSIN. — LE PARQUET DU TRIBUNAL

dans l'accusation, mais qui ne figure ni dans les interrogatoires, ni dans le jugeaient : probablement il était fugitif. Le juge Ragmey, qui fit les interrogatoires, se trouvait tellement désarmé à l'égard de Grassin (et de sa femme aussi sans doute) qu'il écrivait sur la chemise du dossier :

L'accusé Grassin nie toute espèce d'opposition au recrutement et au départ de la première réquisition. Il n'y a point de pièces de conviction; les dépositions seules pourront établir les faits. R. (Ragmey).

Quel fut le résultat du procès? Les deux domestiques, contre lesquels il y avait bien quelque chose, furent acquittés1 ; le maître et la maîtresse, contre lesquels il n'y avait rien, condamnés*.

Employés adjoints à Fouquier Tinville. — Le comte de l'Aigle et la comtesse de Durla).

On trouve au milieu de ce mois un aveu révélateur. Fouquier Tinville succombait à la tâche et se voyait oblige de partager non pas seulement avec ses substituts (c'était leur devoir et leur droit), mais avec de simples employés le soin si grave de rédiger les actes d'accusation. Il en avait un qui ne suffisait plus, il en demandait deux autres :

Paris, ce 16 ventôse, an II de la République. Les affaires se multiplient à un tel point que malgré le zèle des membres du tribunal, il est difficile et même impos-

1. Archives, W 355, doss. 587, pièce 4. Acquitté aussi un nommé Arnoux et les femmes Barré et Ret.

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