‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 37 sur 451 · Archivai, W 204, dossier 255, pièce · texte numérisé non relu

Archivai, W 204, dossier 255, pièce

rer cette déclaration légale; il avait supposé qu'une émeute violente avait éclaté au Champ de Mars, nonobstant l'attestation contraire des officiers municipaux envoyés sur les lieux. Il fit donc décider la proclamation de la loi martiale, c et se mit à la tête de la municipalité et d'une force armée considérable dont partie avait été enivrée à dessein, pour aller jouir du plaisir barbare de faire égorger ses frères ». Ce qui prouve la scélératesse de sa conduite, c'est que Ton avait confondu à dessein un acte de violence, commis au Gros-Cailloù, avec le rassemblement paisible du Champ de Mars. Loin de se conformer à la loi, qui exige trois proclamations, il n'en a fait aucune : la proclamation faite sur la place de la Maison commune n'était qu'un signal donné à des affidés pour aller au Champ de Mars provoquer la trdupe à son arrivée par des menaces, des injures et Quelques pierres; et ce qui convertit ce soupçon eh certitude, c'est que la troupe tira en l'air sut* les assaillants et dirigea tout son feu sur les citoyens paisibles et sans armes qui, placés sur les gradins de l'autel de la patrie; île l'avaient pas même vue arriver

L'accusateur public réunissait encore « d'autres preuves de l'impopularité de Bailly et de sa soif du sang du peuple » et en conséquence, etc.

Le procès dura deux jours. La première séance, commencée le 19 brumaire (9 novembre 1793) à neufhehrcs du matin, fut suspendue à deux heures et dfcihié fet Hi: prise de cinq à dix ; la seconde, commencée le 20 à neuf heures, fuiit dans l'après-niidî par le jugèmeht. Oh entendit vihgt et un témoins à charge et sept à déëharge \

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