‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 400 sur 451 · Iffid.j pièce · texte numérisé non relu

Iffid.j pièce

4» JMrf., 2" partie, pièce 23 (acte d'accusation). — 5. Ibid.t pièce 21.

De nombreux témoins comparurent. Le procès, commencé le 29 pluviôse, fut remis au surlendemain 1er ventôse, à cause du décadi, et continué le 2 l. Il se termina par la condamnation des trois accusés. Choiseau avait tenté en vain d'échapper au supplice par le suicide.

Deux autres, inculpés avec eux, furent acquittés. 3 (21). — Claude Mortet, ancien contrôleur des équipages de Condé, qui voulut sauver quelque chose des meubles du prince et fut accusé de les avoir soustraits à la nation. — Il n'avait eu pourtant qu'un rôle subordonné dans cette affaire, et on ne le contestait pas :

D. En 90, n'avez-vous pas été chargé par un des premiers agents du perfide Condé, d'ôter du gardemeuble les équipages les plus précieux de chevaux de selle et de les mettre à loyer dans un endroit, soit à Chantilly, soit ailleurs?

R. J'en ai été chargé par l'ordre de Mainquier, lequel j'ai exécuté.

D. Pourriez-vous nous dire ce qu'est devenu ce Mainquier?

R. Je n'en sais rien, mais je pense qu'il est émigré.

D. Depuis l'émigration de cet homme, avez-vous reçu de ses nouvelles?

R. Non, citoyen.

D. Avez-vous un défenseur1?..

— Trois habitants de Presle, Gilles Tiphaiise (soixante* huit ans), et ses deux fils Jean-Baptiste et Louis* Germain Tiphaiise (trente-quatre et vingt-huit ans), connus pour avoir un parent émigré et soupçonnés d'avoir été en correspondance avec lui'* On

1. Archives, W327, doss. 535, pièce 2 (procès-verbal d'audience).

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