‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 401 sur 451 · W 328, dossier · texte numérisé non relu

W 328, dossier

les accusait en outre de propos contre-révolutionnaires.

On demande & Jean-Baptiste Tiphaine :

D. N'avez-vous pas dit que les jacobins étaient des f gueux et des scélérats?

R. Qu'il n'a pas tenu ces propos, mais qu'il a dit que Pétion et le ci-devant d'Orléans, et cela en septembre 1792, vieux style, étaient deux coquins.

D. A la fameuse époque du 10 août 1792, n'avez-vous pas dit que vous seul remettriez Capet sur le trône?

R. Que non.

D. Avez- vous un frère émigré?

R. Ne sait : depuis 1789, il n'a pas entendu parler de lui '.

4. (22). — Jean Capotte-Feuillide, ancien capitaine de dragons, et Louis-Dominique-Augustin Prêdicaxt*, notaire, assignés comme témoins et arrêtés, on l'a vu, séance tenante pour avoir tenté de séduire un agent de la force publique « en faveur de la cidevant conspiratrice Marbeuf. » (Archives, W 328, dossier 541.)

L'accusateur public ne les fit pas monter immédiatement sur les gradins des accusés pour les faire comprendre dans la même sentence, comme il arriva quelquefois, mais ils n'y gagnèrent qu'un répit d'une quinzaine de jours.

— Nicolas Martin, ancien chanoine de la collégiale de Verdun, qui, n'ayant plus de quoi vivre après l'application de la loi sur la constitution civile du clergé, avait quitté Verdun en 1791 pour aller à Manheim, puis à Trêves; et il avait cédé à la malencontreuse tentation de revenir à Verdun pen-

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