‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 41 sur 451 · CHAP. XV. — BA1LLY · texte numérisé non relu

CHAP. XV. — BA1LLY

La défense de Bailly se résumait dans ces paroles : « Il est vrai que dans la journée du 17 juillet le sang du peuple a coulé ; mais s'il a coulé ce n'est que d'après les ordres de l'Assemblée constituante. »

Ce ne fut pas Fouquier-Tinville, ce fut Naulin qui fit le réquisitoire. « Il dépeignit avec des traits énergiques, dit le Bulletin, les détails de la malheureuse journée du 17 juillet 1791, et le tableau de ce funeste récit a fait verser des larmes à la majeure partie des citoyens composant l'auditoire1 . » Bailly fut déclaré auteur ou complice du complot qui a existé entre Louis Capet, sa femme et autres, et condamné à mort. Le tribunal ajoutait cette clause à sa condamnation :

Ordonne qu'à la diligence de l'accusateur public, le présent jugement sera exécuté sur l'Esplanade, entre le champ de Mars et la rivière de Seine, dans les vingt-quatre heures ; que le drapeau rouge en question au procès* sera attaché derrière la voiture, jusqu'au lieu de l'exécution où il sera brûlé par l'exécuteur des jugements criminels3.

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