‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 44 sur 451 · Bulletin, n* M · texte numérisé non relu

Bulletin, n* M

Le procès-rcrbal d'exécution, plus étendu que d'habitude, ayant à constater pour Bailly que tout s'est accompli, porte « qu'il a été conduit sur l'esplanade c entre le Champ de Mars et la rivière de Seine, où, sur un échafaud dressé sur

L'auteur du Glaive vengeur , qui aurait pu être parmi les insulteurs de Bailly, constate aussi les cruelles lenteurs de cette exécution. Il ne plaint pas la victime :

« Bailly, dit-il, pendant quelque temps a été l'idole du peuple français. Français, à qui accordes-tu ton amour et ta confiance? » Après cetexorde qui promettait beaucoup, il reconnaît du reste le stoïcisme dont le condammé fit preuve devant la mort, sa patience pendant les lenteurs des apprêts de son supplice, et il reproduit le dernier mot qui sortit de sa bouche : « Tu trembles, Bailly. — C'est de froid1. >

« ladite place, et après que, préalablement, aux termes dudit jugement, le dra- * peau rouge de la loi martiale ait été brûlé par l'exécuteur des jugements cric minels, en présence du peuple et de la nôtre, ledit Jean-Sylvain Bailly a c aussi, en notre présence, subi la peine de mort, a (Archives, W 524.) 1. Le Glaive vengeur, p. 132, 133.

TAU. ftivOL. il

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