‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 47 sur 451 · DÉPOSITIONS CONTRE MANUEL · texte numérisé non relu

DÉPOSITIONS CONTRE MANUEL

ne voulût resortir, Duhem et Marat le prirent au collet. Manuel lui avait dit encore :

« Ce sont ces scélérats qui condamnent le roi à mort, qui sont cause de notre malheur1. »

Une femme déposa aussi qu'au jour de Pappel nominal sur la mort du roi, Manuel avait fait deux listes, en emporta une secrètement; qu'il était allé chercher et avait ramené un député malade dont la voix pouvait changer la majorité2. Un autre, qu'il avait traité de cannibales ceux qui avaient voté la mort du roi5; une jeune ûlle de -dix-neuf ans, Marie-Françoise Carie, marchande à la toilette, qu'il était en correspondance avec Condé, le comte d'Artois et Monsieur, qu'elle en avait eu la preuve, en allant dîner chez Moreau, rue Bourbon, faubourg Saint-Germain, où Manuel l'amena :

Où on dît qu'il fallait toujours tenir pour les grands, conserver la vie du roi ; où il fut avoué par Manuel qu'il avait été l'un des chefs dans le départ de Varennes et qu'il avait une correspondance suivie avec les émigrés, les frères du roi et Condé et d'Autichamps, et où après s'être assuré de l'opinion de la déclarante, il lui fut très recommandé de ne jamais dénoncer personne ni parler de ce qu'elle entendait dire, dans le cas où elle serait arrêtée *.

Un autre enfin, s'appuyant du témoignage de gens suffisamment suspects par la façon dont il les désigne, déclare :

Qu'il a appris à Orléans, par trois patriotes de Montargis par qui Manuel avait prétendu avoir failli être assassiné, quç

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