‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 50 sur 451 · BulUtin, n* 84, p · texte numérisé non relu

BulUtin, n* 84, p

1 Bnd.y p. 335-338.

Fabre d'Eglantine. Léonard Bourdon l'accusait d'avoir traité de faux Brutus ceux qui votaient la mort du roi; Bazire, d'avoir été à la Convention « l'un des fédéralistes les plus exaltés qui y existassent ». Fabre d'Eglantine le signale comme ayant été suspecté d'emporter la liste de l'appel nominal :

« On cria : « Il emporte un papier. »Duhem le fit revenir à sa place, mais lui, déposant, ne peut affirmer si ce papier était la liste ; on assura même qu'il l'avait jetée.

L'accusé. La liste était un gros papier.

Languet courrier de dépêches de l'armée, répéta, avec quelques variantes, ce qu'il avait déjà dit dans la première audition des témoins : qu'à l'époque de l'entrée des Français en Belgique, ayant apporté des lettres deDumouriez pour Pétion, il vit, le jour du jugement du roi, dans la salle de la Convention, l'accusé qui lui dit : Tu n'es donc pas parti pour V armée ? et sur sa réponse qu'il ne partirait qu'après le jugement rendu, afin d'en porter la nouvelle à nos frères, aux frontières, l'accusé lui dit :

Tu leur porteras là une /"... nouvelle, faime mieux que ce soit toi que moi qui la leur porte ; et parlant ensuite de ceux qui avaient voté la mort : Ces scélérats veulent perdre la France; voilà un bien grand malheur pour le peuple français, nous sommes tous /*..., tous les rois de V Europe vont tomber sur nous. »

C'était là la plus grave accusation contre Manuel; car pour les journées de septembre, on les avait tant données, et dans la salle des Jacobins, et à la tribune de la Convention, comme liées inséparablement au 10 août, qu'il était difficile de lui en faire sérieusement un crime de-

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