Le Glaive vengeur, p
rai de division, commandant en chef de l'armée d'Italie1.
Brunet était accusé d'avoir refusé une partie de son armée aux réquisitions de Fréronet de Barras, pour marcher contre les villes de Marseille et de Toulon qui ne voulaient pas reconnaître la révolution du 31 mai : ce qui avait entraîné les premiers succès de l'insurrection de Marseille et la perte de Toulon. Il ne l'avait pas fait, disaiton, parla crainte d'affaiblir son armée, car 1° presque aussitôt après, il proposait une attaque contre Gênes ; et son armée divisée, pouvait suffire à contenir l'ennemi et à réprimer l'insurrection ; 2° depuis, Dubermion, son successeur, avait battu les Piémontais (8 septembre), et Cartault, avec sa division, avait étouffé l'insurrection de Marseille. Sa conduite avait pour raison l'intérêt qu'il prenait aux fédéralistes, comme le prouvaient ses correspondances criminelles avec les rebelles de Toulon et de Marseille, et sa négligence à soumettre l'acte constitutionnel au vote de ses soldats.
Brunet répondait qu'il n'avait pas eu connaissance de l'adjonction de Fréron et de Barras aux représentants envoyés près de lui, et que, dans une circonstance aussi grave, il avait cru devoir s'en assurer auprès du Comité de salut public : car l'affaiblissement de son armée, qui gardait les bords de la mer, aurait pu favoriser les descentes que les flottes anglaise et espagnole méditaient du coté de Nice et de Villefranche.
S'il avait parlé d'une expédition contre Gênes, ce n'est point par ses troupes qu'il comptait la faire ; il avait conseillé de diriger contre Gênes les troupes qui venaient de prendre Lyon, de peur qu'une marche directe