GILBERT DE VOISINS ; GUSSY
de revenir à Paris où il n'aurait couru aucune espèce de danger * .
Et les journées de septembre !
Cussy avait eu quelque raison d'espérer que le décret ne recevrait pas d'application contre lui. Il ne faisait partie ni des Vingt-Deux ni des Douze (les proscrits du 2 juin). Il était resté dans la Convention jusqu'au 15 juin. S'il en était parti, c'est qu'une motion avait été faite d'arrêter les députés du Calvados, comme otages des denx représentants du peuple Romme et Prieur, arrêtés à Caen. Cette motion n'avait point été adoptée; mais il craignait que s'il leur arrivait malheur, on ne s'en prît à lui et à ses collègues du Calvados, et il était allé à Caen, disait-il, pour veiller à leur sûreté*. Mais de Caen, après la défaite de Vernon, il était allé en Bretagne avec les autres, et à Bordeaux, et c'est là qu'on l'avait arrêté. 11 avait écrit à la Convention, et un fait particulier pouvait le protéger au moins contre la procédure sommaire et terrible des hommes mis hors la loi. Son nom ne figurait sur la liste de proscription, ni dans le Journal des débats et décrets, ni même dans la collection officielle du Louvre, à l'article 1er, parmi les députés mis hors la loi le 28 juillet; mais à l'article 2, parmi ceux contre lesquels il était dit qu'il y avait lieu à accusation5. C'est seulement dans la liste publiée par ordre de l'Assemblée à l'Imprimerie nationale, qu'il est compris dans les députés mis hors la loi *. S'il était dans le décret original, comment ne lit-on pas son nom dans le texte