‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 61 sur 451 · Legros, ibid.% ibid., p · texte numérisé non relu

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LE GÉNÉRAL HOUGHARD. 85

l'ami de nos ennemis, à la créature de Custine. Ainsi le duc d'York, voyant que le soldat avait rompu les mesures prises pour nous faire hacher devant Hondschote, a dit en se plaignant : Nous sommes trahis.

L'armée est républicaine, continuent-ils; elle voit avec plaisir qu'un traître soit livré à la justice et que les représentants du peuple veillent sur les généraux.

Signé : Hentz, Peyssard et Duquesnoy1.

Ces dénonciations ne trouvèrent les esprits que trop préparés. Quelques échecs avaient suivi, diminuant le succès et contrariant les espérances que Ton en avait conçues. Le 24 octobre (3 du 2e mois), la perte de Marchiennc était annoncée et Ton avait à craindre celle de Saint-Àmand. Cela demandait qu'on sacrifiât un général, et, pour aller plus vile, le Comité de salut public demanda à la Convention le rapport du décret portant que les généraux des armées de la République ne seraient livrés au tribunal révolutionnaire que d'après un décret de la Convention :

c Que ce décret soit rapporté, dit Billaud-Varennes au nom du Comité, et Houchard payera bientôt de sa tête le sang qu'il a fait verser par ses trahisons multipliées*. »

Et l'Assemblée, ne craignant pas d'afficher la raison particulière qui lui faisait prendre cette mesure générale, rendit son décret en cette forme :

La Convention nationale rapporte le décret qui ordonnoit que les généraux en chef des armées de la République ne seroient traduits en jugement qu'en vertu d'un décret d'accusation ; en conséquence, elle renvoie le général Houchard

1. Mémoires de Levassent de la Sarthe, t. II, p. 338 (appendice).

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