‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 65 sur 451 · FÉDÉRALISTES, GÉNÉRAUX, CONSTITUANTS, CONVENTIONNELS, ETC · texte numérisé non relu

FÉDÉRALISTES, GÉNÉRAUX, CONSTITUANTS, CONVENTIONNELS, ETC

Boisguyon et Girey-Dupré.

La révolution du 31 mai avait suscité, par la résistance qu'elle provoqua, un crime nouveau : le fédéralisme : crime qui fut étouffé dans des flots de sang en province ; mais plusieurs de ces hommes coupables de s'être insurgés contre une insurrection triomphante furent aussi jugés à Paris.

C'est ainsi que le 1er frimaire (21 novembre 1793), le tribunal eut à réunir dans la même sentence un officier général et un journaliste: Gabriel-Nicolas-François Boisguyon, adjudant général aux années des Côtes de Bretagne (35 ans), et Girey-Ddpré, sous-garde des manuscrits de la Bibliothèque nationale.

Boisguyon, adjudant de Beysser, était accusé d'être venu avec son général à Caen et d'y avoir accepté un emploi dans l'armée de Wimpfen; Girey-Dupré s'était, de son aveu, rendu dans cette ville pour y rejoindre Brissot et les autres, et tous deux avaient été arrêtés à Bordeaux, où ils subirent le même jour, 14 brumaire (4 novembre), un premier interrogatoire devant le juge de paix de La Réole1. Transférés à Paris, ils furent interrogés de

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