‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 66 sur 451 · I. Archives, W 397, dossier 262, pièces 2 et · texte numérisé non relu

I. Archives, W 397, dossier 262, pièces 2 et

nouveau le 25 brumaire (15 novembre), par le juge David1.

La présence de Girey-Dupré inspire à l'accusateur public une des pages les plus notables de son éloquence révolutionnaire :

« Que Girey-Dupré était lié de la plus coupable et plus étroite intimité avec Brissot, le chef odieux des conspirateurs ; qu'il est de notoriété publique que, depuis longtemps, Girey-Dupré lui avait vendu sa plume vénale et trempée dans le fiel de la corruption et de 1 imposture, pour induire en erreur nos frères des départements, les indisposer contre Paris, allumer la guerre civile dans toutes les parties de la République, et faire écraser sous l'écroulement de la sainte Montagne de la Convention les courageux et incorruptibles mandataires qui avaient juré de périr ou de sauver la liberté et l'égalité ; que le soi-disant Patriote français était le canal infect par lequel s'écoulait le fatal poison, tant dans les départements qu'en Angleterre et chez les autres puissances de l'Europe : ce qui n'a pas peu contribué, avec d'autres feuilles de ce genre, à nous donner la guerre universelle qui a déjà moissonné tant de nos braves défenseurs; que cette horrible coalition des députés conspirateurs, des lâches généraux et des vils folliculaires était sur le point de renverser la plus sublime des révolutions, et d'écraser sous ses ruines les plus ardents patriotes qui avaient arrêté de tout leur pouvoir les progrès de la faction liberticide, lorsque le souverain, se levant en masse, et précédé de la foudre, entoura le temple des lois dans les journées à jamais mémorables des 31 mai et 1er et 2 juin dernier; que, dans le calme le plus imposant, il demanda, d'une voix formidable et terrible, les noms de ses ennemis cruels et leur punition éclatante; que la liste des coupables sortit alors du sein de la montagne, et [substituer qui]

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