‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 69 sur 451 · Voici la strophe entière · texte numérisé non relu

Voici la strophe entière

Pour nous quel triomphe relatant 1 Martyrs de la liberté sainte, L'immortalité nous attend.

Dignes d'un destin si brillant, A l'échafaud marchons sans crainte ; L'immorlalilé nous attend.

Mourons pour la patrie, C'est le sort le plus beau, le plus digne d'envie.

IAVERDY. 97

On en concluait que c'était lui qui avait jeté ce blé dans ce bassin, avec la pensée d'affamer le peuple!

Lavcrdy avait été dénoncé par les officiers municipaux deGambais, indignés « de ce crime de lèse-nation. » Le commissaire de police, chargé de l'arrêter à son domicile rue Guénégaud, constate par son procèsverbal c qu'il Ta trouvé dans son cabinet, traduisant Horace1.

Il n'était cependant en aucune façon prouvé que cette boue provînt de blé décomposé. Mme Laverdy, dans une lettre écrite, ce aux citoyens composant le comité de police de la commune de Paris » le 26 vendémiaire (17 octobre 1793) huit jours après l'arrestation de son mari, affirme qu'on n'y a trouvé que de la terre et du sable, et demande qu'au moins on en fasse faire l'examen par une commission de gens éclairés et de chimistes1. En outre, ce bassin était accessible à tout le monde, exposé à tous les vents, au voisinage de plaines cultivées; et Laverdy n'avait pas mis les pieds depuis deux ou trois ans dans son château. Pour prévenir sa mise en accusation, il composa un mémoire5 où il établissait : 1° que le fait délictueux ne lui paraissait pas exister; 2° que, fût-il constant, il était impossible de l'en supposer coupable. Après avoir longuement discuté ces deux points, il concluait ainsi :

Le citoyen Laverdy ignore s'il existe réellement un délit ; s'il en existe un, il soutient qu'il ne peut en être soupçonné : fondé premièrement sur la position de la pièce d'eau qui,

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