‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 74 sur 451 · lbid., 2» paitic, pièce · texte numérisé non relu

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du 20 juin, où il raconte ce qu'il a entendu chez Custine, qui était à Lille depuis deux jours, et auprès duquel il était allé, comme commandant de Lille, prendre Tordre. On y parlait, dit-il, du ministère de la guerre. Dufraisse disait que Beauharnais ne serait pas ministre, que Bouchotte resterait: ce qui fit discuter les qualités nécessaires à ces hautes fonctions. — On a vu que Custine ne les reconnaissait guère en Bouchotte, et Bouchotte le savait bien. — Au rapport de Lavalette, Custine aurait « fini par dire que c'est une place où il se croyait en état de faire le bien et qu'il l'accepterait »; puis (n'y a-t-il pas contradiction dans ce qui va suivre?) Lamarlière étant arrivé et la conversation reprenant sur le ministère, on aurait « prononcé que Bouchotte était incapable d'être ministre et que Lamarlière le serait » :

« Voilà depuis longtemps que j'observe, ajoute-t-il, que dans la coalition qui m'entoure, on parle toujours de La Marlièrepour ministre et de l'incapacité de Bouchotte '. »

Cinq jours après, le 25 (sa correspondance était active, on le voit), il écrivait :

Les ennemis de la chose publique se déclarent hautement. Ici nos généraux ne veulent pas qu'on éclaire leur conduite. Ce sont des dieux qu'il nous faut adorer.

Cdllcndini a rempli sa tâche républicaine. Il a écrit aux Jacobins que les trompettes, venoient tous les jours de la part de l'ennemi dans la ville de Lille, citez le général La Marlière. 11 a écrit que Ton ouvroit perpétuellement les portes la nuit, ce qui n'étoit pas sans inconvénient. Il a, de plus, dit que l'on ôtoit les bons bataillons pour ne laisser que les plus mauvais, et en cela il a très bien voulu exprimer que Ton nous ôtôit

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