Archives du ministère de la guerre
et il règne un ensemble d'opinions qui me fait le plus grand plaisir1.
Mais deux jours avant déjà, Calandini, décrivant la môme fête aux « frères et amis » leur disait :
Les trompettes rentrent continuellement dans la ville : je ne puis vous dire quel motif les amène.
Dans notre fête civique je n'ai pas vu le cheval blanc, mais j'ai vu Lafayette au milieu du cortège.
Et en post-scriptum :
Les portes s'ouvrent continuellement la nuit. Le 7 de ce mois, quatre ont été ouvertes à la fois et à la même heure, et tant que La Marlière aura son quartier général à Lille , ce sera toujours la même chose*.
Le rappel de Gustine avait eu lieu le 13 juillet. Le 4 7 Lavalette revient à la charge, et dans une lettre au ministre de la guerre il accuse Lamarlière, comme Calandini l'insinuait aux Jacobins, de tenir la même conduite que Lafayette3. À la même date, le général Favart insistait auprès du ministre pour qu'il fit cesser entre Lamarlière et lui un conflit qui ne pouvait plus être tranché qu'en sa faveur*.
Pour Calandini, c'était bien autre chose. Il osait, lui simple adjudant de place, adresser une interpellation à son général dans un club de Lille, et il poussait l'audace jusqu'à en envoyer une sorte de procès-verbal, signé de lui, au ministre de la Guerre sous cette forme :
Le citoyen Calandiny au général de division Lamarlière, dans la Société républicaine de Lille.
i. Archives nationales L /., 2" partie, pièce 23.