W 300, dow. 208, 1" partie, pièces I, 2 et
143 CHAP. Vm. — FÉDÉRALISTES, GÉNÉRAUX, ETC.
selon elle, à deux mois ; que les débats ont appris que ladite Luppé était une femme galante; qu'entre autres personnes qui pouvaient la fréquenter il est résulté des mêmes débats que le nommé Osselin, son coaccusé, et par elle indiqué d'abord comme auteur de sa grossesse, la voyait à Saint-Aubin dans le temps marqué par ladite femme comme le moment de la grossesse ; que le nommé Déplaces, par elle désigné en second lieu, la fréquentait aussi dans le même temps, ce qui est encore résulté des débats, le tribunal) les sections réunies, après avoir délibéré en chambre du conseil1...
Elle demeura ainsi pendant près de quatre mois entre la vie et la mort, gardée à la Salpêtrière parmi les femmes, de peur de quelque nouveau prétexle. Elle en allégua un pourtant encore, lorsqu'on revint à elle (10 germinal) ; mais on n'y crut pas, et sur une déclaration négative cette fois des médecins, elle fut, par un nouvel arrêt, livrée au bourreau (11 germinal, 31 mars 1794)*.
Quant à Osselin, il n'y gagna guère davantage. On condamnait à la déportation, mais on ne déportait pas : on envoyait à Bicêtre. Il y était quand on imagina la fameuse conspiration des prisons; et nous le retrouverons dans la deuxième fournée de Bicêtre, envoyé aussi à l'échafaud.