‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 2)Chapitre 38 sur 150 · LE TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE DU 8 KIVÔSB AN III · texte numérisé non relu

LE TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE DU 8 KIVÔSB AN III

(t8 DÉCEMBRE 1T0()

Progrès de la réaction Uiermidorienne : fermeture des Jacobins. Reprise de l'attaque contre Billaud-Varcnncs, Barèrc et Collot d'IIerbois. Le livre de Sirey sur Je tribunal rérolutionnaire.

Au moment où le décret du 28-29 frimaire fut signifie au tribunal révolutionnaire, Fouquier-Tinville occupait \e fauteuil — le fauteuil d'accusé. Son jugement, longuement instruit, venait de commencer. Il se trouva forcément suspendu, puisqu'il n'y avait plus de tribunal. Le dernier acte du président fut de le renvoyer dans sa prison. C'est devant un tribunal nouveau et à la suite d'une nouvelle instruction complémentaire, qu'il devait reparaître.

£n frappant le tribunal révolutionnaire du 25 thermidor par son décret, la Convention avait dissipé les dernières illusions des terroristes sur les conséquences forcées du 9 thermidor. Dès le début, le procès des membres du comilé de Nanles les avait vivement inquiétés, et leurs ressentiments trouvaient encore aux Jacobins un lieu pour se produire. Billaud-Varennes se

di^créla «que les individus du comilé révolulionnairc de Nantes, acquillés par le tribunal révolutionnaire, seraient envoyés par-devant le tribunal du district d'Angers, pour y être jugés sur les délits ordinaires. 9 {Moniteur des 5 et 6 floréal an IH, 24 et 25 avril 1795.) C'est le point de droit touché par cette décision que M. de la Sicolière a eu surtout en vue dans sa brochure le Patriote (tHéroth iiuu sans IViirichir du Huit de ses luctures aussi étendues que curieuses.

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