‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 2)Chapitre 40 sur 150 · CHAP. LVIII. - LE TRIBUNAL RÉYOL. DU 8 NIVOSE · texte numérisé non relu

CHAP. LVIII. - LE TRIBUNAL RÉYOL. DU 8 NIVOSE

Le tribunal révolutionnaire n*est pas un tribunal, c'est une commission, un instrument de tyrannie.

Sous les triumvirs sanguinaires, ce tribunal fut mille fois plus horrible que la chambre étoilée, que la chambre ardente dont les Anglais rougissent encore d'avoir toléré Texistence.

Il le déclare complètement inutile, même conlre les buveurs de sang, et il en réclame la suppression*.

Happort (le Merlin de Douai sur le rcnouvcilenicnt du tribunal révolutionnaire : d('<cret du 8 nivôse an III (28 décembre 1794].

La Convention ne prononça pourtant pas encore l'abolition du tribunal. Le décret du 28-29 frimaire n'en ordonnait que le renouvellement, et le rapport de Merlin de Douai sur le projet de remaniement présenté aux délibérations de l'Assemblée montrait que les comités, tout renouvelés qu'ils étaient eux-mêmes, n'entendaient pas désarmer.

Il rappelait le décret d'institution du tribunal substitué le 23 thermidor au trop fameux tribunal du 10 mars :

J*ai dès lors, disait-il, annoncé à l'aristocratie que ce n'était pas pour détruire cette institution que vos comités avaient préparé le projet de loi que je vous présentais en leur nom. Loin de le détruire, vos comités fidèles au devoir (|ue vous leur avez prescrit ne s'étaient étudiés qu^à l'améliorer...

Hommes pui*s, citoyens paisibles..., rassurés depuis cette

rangées les meilleures intentions de la loi : a Ta question intentionnelle e^i établie pour ainsi dire aiin d'innocenter les coupables et ils veulent qu'elle serve à criminaliser les innocents. » (V. 38.) 1. Sirey, Du Tribunal révolutionnaire, p. 104.

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