ACQUITTEMENTS : LE PUBLICISTE DELACROIX
demanda que «t le mouvement sublime qui s'élait manifesté à cette occasion dans le sein de la Convention y
retrouvât sa place S.
Delacroix était donc bien recommandé. Mais le décret qui réorganisait le tribunal révolutionnaire n'avait été rendu que le jour où il avait été dénoncé par Duhem ; et comme en fait le tribunal n'avait encore ni juges ni jurés, il avait été, sur la proposition de Bourdon de rOise, renvoyé devant le tribunal criminel de Paris pour y être jugé révolutionnairement*. On venait d'y renvoyer aussi un meurtrier, Pierre Morin, qui avait assassiné Etienne Olive a avec des intentions contre-révolutionnaires, » et Bourdon de l'Oise avait trouvé qu'on ne devait pas bésiter a à prendre le même parti pour celui qui, plus éclairé, avait empoisonné l'esprit public dans un ouvrage contre lequel » la Convention s'était «t si fortement élevée'*. »
Cette proposition avait été pourtant combattue et, le 9 pluviôse, Lecointre de Versailles entreprit de faire revenir l'Assemblée sur sa résolution : incident qui provoqua un débat orageux, où Duhem, le dénonciateur de Delacroix, s'étant écrié que l'aristocratie et le royalisme triomphaient, fut, par décret, envoyé à l'Àbbaye, comme ayant insulté la Convention tout entière \
La question allait se représenter sous une forme plus déûnie.
Le tribunal criminel de Paris avait soulevé une difficulté sur l'exécution du décret qui renvoyait Delacroix