‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 2)Chapitre 48 sur 150 · ACQUITTEMENTS : CAZIN, BUREAU, BRUTUS MAGWER · texte numérisé non relu

ACQUITTEMENTS : CAZIN, BUREAU, BRUTUS MAGWER

les avoua et en dit le motif : c Que son intention était d'obtenir un prompt jugement, préférant le dernier supplice à la détention^ )> La détention avait assez longtemps pesé sur lui. Le nouveau jury lui en tint compte. Il déclara le fait constant, mais sans intentions contrerévolutionnaires, et Gazin fut acquitté.

Le 5 ventôse (23 février 1795),Timolhée Bureau, âgé de 18 ans, ex-coiffeur, ex-canonnier, était convaincu d'avoir tenu, dans la maison commune de Compiègne, des propos contre-révolutionnaires, en criant : « Vive le roi! vive la reine I vive le dauphin! Je suis de condition, malgré que je sois perruquier » ; mais il était ivre : or, le nouveau tribunal ne suivait plus la maxime que Tivressc ne fait que dévoiler le fond de la pensée, et ne croyait pas davantage qu'on dût punir de mort la pensée; en conséquence Bureau, n'ayant pas tenu ces propos avec des intentions contre-révolutionnaires » était acquitté\

Le 6 (24 février), c'élail un accusé d'une autre origine.: Brutus Magnier, jeune homme de 25 ans, exprésident d'une commission militaire révolutionnaire près les armées de l'Ouest : — On peut deviner s'il s'était abreuvé du sang des Vendéens ! — 11 écrivait d'envoyer des prisons de Rennes à la commission, pour être jugés, des gibiers de guillotine ; et à cet effet, il adressait à un de ses pareils, Gatelier, des réquisitoires en blanc, que Gatelier remplissait à sa fantaisie; il en convient dans son interrogatoire'. Convaincu d'avoir commis ù Rennes, en germinal an II, des abus d'autorité dans l'exercice de ses fonctions; — mais ne l'ayant pas fait

Page 1