‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 2)Chapitre 70 sur 150 · FOUQUIËR ET LES ACCUSÉS PENDANT LES DÉBATS · texte numérisé non relu

FOUQUIËR ET LES ACCUSÉS PENDANT LES DÉBATS

jurés que le témoin était Tami de Bezard et que sa déposition était suspecte ^

Les débats furent marqués d'ailleurs par plusieurs sorties assez vides, des anciens juges ou jurés aix^usés à cette heure*. Us cherchaient leur justification dans les lois dont ils n'étaient, disaient-ils, que les instruments. Ainsi à propos de la rapidité des jugements, Dix-Août (Leroy, ex-marquis de Montflabert) s'écria : « A-t-on oublié que le mouvement révolutionnaire le vouloit ainsi, qu'il existoit des lois qui mettoient les aristocrates hors la loi et la terreur à l'ordre du jour? A-t-on oublié surtout la loi du 22 prairial qui portoit des dispositions terribles et qui conféroit des fonctions plus terribles encore?* »

Fouquier-Tinville montra pendant ce long procès une contention d'esprit\raiment extraordinaire : suivant les débats dans tous les détails, notant les griefs qui lui étaient imputés, y répondant de point en point et payant d'audace dans ses dénégations, quand il ne pouvait autrement répondre; s'appliquant d'ailleurs, lui aussi, à diminuer son rôle, se déclarant le serviteur de la loi, l'exécuteur aveugle d'un pouvoir redoutable dont lui-même portait le joug; et il se faisait un titre de s'y être dérobé quelques fois. Il avait cité dans son dernier mémoire ces arrêtés du comité de salut public en date des 2 et 3 thermidor qui lui adressaient non plus cent cinquante-neuf détenus comme dans la prétendue conspiration du Luxembourg, mais quatre cent soixante-dix-huit, avec ordre t de les mettre en jugement à l'instant même >,

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