‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 2)Chapitre 71 sur 150 · Procèê FouquUr, n* 48, p · texte numérisé non relu

Procèê FouquUr, n* 48, p

2. J*en ai cité quelques Iraits A propos de leurs personnes, t. IV, p. 108-118.

3. Des Essarts, Prociê fameux (nouvelle série), t. UI, p. l'26.

iiO CHAP. LIX. — PROCÈS DE FOUQUIER-TIÎS VILLE, ETC.

et il avait montré que ces arrêtés qu'il n*avait pas exécutés dans leur teneur, étaient non pas un simple renvoi a l'accusateur public, laissé libre de remplir son ofGce, mais un ordre de mettre en jugement sans plus d'examen:

Si les comités, disait-il, n'eussent pas rempli en cette partie les fonctions de grands jurés d'accusation, ils se seroient bornés à ces expressions : Renvoyé au tiibunal révolutionnaire et les feuilles à Vaccusateur public; ils n'auroient pas ajouté ces autres expressions : Pour que les dénommés soient mis en jugement à l'instant, car qui dit mettre en j ugement dit mettre en débats ^ .

S'il produisit, comme on le peut croire, ce fait et cet argument devant le tribunal, qu'avait-on à répondre? Rien pour ce qui est du comité. Pour ce qui le regarde, on pouvait dire sans doute que, comme dans la conspiration du Luxembourg, s'il n'avait pas mis en masse ceux qu'on lui livrait dans un même acte d'accusation, il les avait distribués en séries : c'est une opération que le 9 thermidor avait seul interrompue; et c'était encore une manière d'obéir. D'ailleurs s'il avait résisté quelques fois à de telles injonctions, combien plus souvent ne les avait-il pas devancées? et parfois même dans ce débat où il voudrait s'effacer, sa nature l'emporte et déchire tout voile. Un jour, entre autres, sur ces gradins où il avait traduit tant de victimes, où il siégeait comme accusé, il lui échappa un cri de regret de n'en avoir pas immolé davantage. À la suite de la déposition de Tavernier, qui venait après celles de Wolfl' et de Paris, tous amis de Danton, il s'écrie :

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