Voyoz l. in, p. 22, Ole
avec un Allemand ^ cité dans les Mémoires sur Carnot, que, s'ils l'ont toléré, c'est qu'ils l'approuvaient? c Personne, dit cet écrivain ne croira que dans une ville ou dans un pays quelconque une bande de scélérats puisse incarcérer, juger, tuer tous les habitants impunément : chacun pouvant redouter pour lui un pareil sort, il y aurait bientôt un soulèvement général. Puisque cela n'arrive pas en France, il faut bien que ce qu'entreprend la faction dominante ait en sa faveur la volonté nationale. »
La volonté nationale! et Ton accepte au profit des exécuteurs ce jugement d'un étranger sur cette triste page de notre histoire '! Est-ce donc le seul exem[)Ie de ces grands crimes dont il faudrait alors charger la nation ? Et ne sait-on pas l'empire qu*une bande de scélérats fortement organisée peut prendre sur une multitude sans cohésion et sans chef? Le lecteur devinera sans peine, que ni l'auteur allemand, ni celui qui le cite, n'avaient vu, quand ils écrivaient ces lignes, le règne de la Commune dans Paris.
Mais tout le monde s*est-il tu? On lit, dans les mémoires de Thibaudeau : « En voyant passer quelquefois sous mes fenêtres ces fatales charrettes de victimes avec le sourire de la résignation, je me disais : Lorsqu'on va à l'échafaud d'un air serein, ce sont les juges qui sont les coupables'. »
Il se le disait et il s'est tu, lui, quand il avait pour le dire tout haut la tribune! 11 savait bien, il est vrai, où cela l'eût conduit. Elles savaient bien aussi où cela