NON-LIEU. -- FLORÉAL AN UL
9 (28 avril),
François Seidz, boucher, et Jean Neckmïr, perruquier : espionnage. — Détention provisoire. [Ibid.y n^ 545.)
12 (1^"^ mai),
Aignan Ferat, charron : discrédit des assignats. — Renvoi à la justice criminelle. (Archives, W 499, n** 547.) Charles Hébert, soldat : nulle charge. (/Wrf., n*» 548.)
13 (2 mm).
Ambroise Vigoureux, possesseur d'une tabatière portant les mots : Vive Louis XVII ! mais en caractères si petits qu'à peine étaient-ils lisibles; et il ne le savait pas. (/fe/rf.,n°549.)
22 (11 mai).
Jean Rivière. [Ibid,^ n** 558.)
28 (17 mai).
François Perdreau, batelier à Nantes; Jean-Raptiste-Denis Mary, id.; Lebatteux, antérieurement directeur de la poste aux lettres à Nantes et commissaire de Carrier; poursuivis comme complices des noyades :
« Considérant que par un décret du 2 de ce mois la Convention a renvoyé devant le tribunal du district d'Angers les individus du comité révolutionnaire de Nantes, acquittés par le tribunal révolutionnaire, pour y être jugés avec les délits ordinaires ;
« Que ces délits imputés aux accusés sont les mêmes... »
On les renvoya au jury du tribunal du district d'Angers. (Archives, W 499, n" 552.)
(Page 129.) Correspundanee du comilé de Salai publie avee Carrier.
Hérault (le Séchelles à CarHer, Paris, 29 septembre 1795, Tan 2' de la République.
Voilà comme on marche, mon brave ami. Courage, digne républicain. Je viens de recevoir la lettre et au même instant je l'ai lue au comité de salut public qui Ta entendue avec une vive satisfaction. Nous serions bien heureux, la République seroit vigoureuse et florissante, s'il y avoit partout des commissaires aussi énergiques que loi et ton collègue. Tu dois être à Nantes, si la santé te Ta permis. Nous te conjurons d'y aller sur-le-champ : nous t'envoyons un arrêté qui te presse de purger cette ville qui est de la dernière importance. Il faut sans rémission évacuer, renfermer tout individu suspect. La liberté ne compose pas. Nous pourrons être humains, quand nous serons assurés d'être vainqueurs. L'intention du comilé est que lu ailles, avec ton collègue ou seul, de Rennes à Nantes et de Nantes à Rennes, etc., etc. Le caractère de la représentation nationale se déploie avec bien plus de force et d'empire, quand les représentants ne séjournent pas dans un endroit, quand ils n'ont pas le temps de multiplier leurs relations, leurs connoissances, quand ils frappent en passant de grands coups et qu'ils en laissent (sauf à la suivre) la respon-
sabililé sur ceux qui sont chargés d'exécuter. Adieu, mon
ami, je t'embrasse, etc.
« Hérault*. »
(Toujours des tendresses au milieu des assassinats.)
Nantes, le 9 brumaire an 2 de la Républicpie une, indivisible et impérissable.
Carrier, représentant du peuple, au comité
de salut public.
La recommandation de l'incendie des fours et moulins es inutile, nous avons fait brûler toute espèce de bâtiments que nous avons trouvés dans les pays révoltés. Ces mesures s'exécutent encore ; mais le général Haxo m'a marqué en dernier lieu qu'il n'a pu faire brûler la forêt deMachecoul, malgré ses précautions... (la lettre, de quatre grandes pages, est incomplète').
Paris, le... nivôse Tan 2 delà République.
Les représentants du peuple, membres du comité de salut public, au citoyen Carrier, représentant du peuple dans le département d. . . .
Il falloit que la Révolution prît enfin, citoyen collègue, une marche indépendante et rapide. Le fédéralisme l'avoit plongée dans la torpeur ; il falloit l'en faire sortir. Elle devoit pour ainsi dire se régénérer. La Convention nationale l'a senti : elle a créé le gouvernement révolutionnaire.
Le comité de salut public te fait passer, avec le décret du 14 frimaire, l'arrêté qui te désigne pour rétablir dans les départements du Morbihan et de la Loire-Inférieure.
Tes pouvoirs sont illimités, mais circonscrits dans les dé paiements qui te sont désignés, etc.
4. Aixliives, W 493, n" 479, 2* partie, pièce 19 (iWiginal dans l'armoire de fer).