‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 35 sur 167 · LES ACQUITTES RENVOYES A LA JUSTICE CRIMINELLE · texte numérisé non relu

LES ACQUITTES RENVOYES A LA JUSTICE CRIMINELLE

maire; en assistant à Textraetion des prisonniers et en les conduisant au bateau avec lequel ils ont été engloutis; en imprimant la terreur par des actes arbitraires; en abusant de ses pouvoirs pour faire incarcérer sans examen des citoyens paisibles ; en levant des taxes arbitraires, et traitant avec dérision les malheureux qu'il faisoit injustement incarcérer, etc.

Et ainsi des autres :

Tous convaincus, etc. Mais ne Tayant pas fait avec des intentions criminelles et contre-révolutionnaires*.

C'est à ce litre que le tribunal les avait acquittés et mis en liberté

Cette sentence, rigoureusement légale, était la condamnalion du tribunal révolutionnaire. Qu'était-ce qu'un tribunal qui absolvait des atrocités de cette sorte, pourvu qu elles n'eussent pas été commises dans une pensée de contre-révolution? Le supplice de Carrier, de Giandmaison et de Pinard n'étaient pas une satisfaction suffisante pour l'opinion publique, si Goullin, Chaux et les autres étaient renvoyés libres. La Convention décréta le renouvellement du tribunal, et ordonna que ces assassins bons patriotes seraient retenus et renvoyés devant la justice criminelle*. (28 frimaire an III == 18 décembre 1794.)

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