‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 77 sur 167 · GRIEFS PARTICULIERS · texte numérisé non relu

GRIEFS PARTICULIERS

ajournée parce qu'elle fut reconnue enceinte et comprise pourtant avec les autres dans le procès-verbal d'exécution :

Voici mon extrait mortuaire, dit-elle, il est du 21 floréal, jour de notre jugement à mort : il m'a été délivré par la police administrative de Paris.

J'ai vu là mon mari; j'y vois aujourd'hui ses assassins et ses bourreaux*.

3** Amélie de Saint-Pern, veuve Gornuillier : condamnée avec son mari, sauvée aussi par son état de grossesse; mais ce n'était pas d'elle qu'elle venait parler :

Le 1®' thermidor j'ai paru ici en jugement avec mon grandpère, mon père, ma mère, mon frère, mon mari et plusieurs autres accusés. Mon frère, âgé de dix-sept ans, contre lequel il n'y avait aucun acte d'accusation, a été condamné à mort pour mon père, âgé de cinquante-cinq ans, qui, depuis le 9 thermidor, a recouvré sa liberté. Mon mari et moi nous n'avions pas reçu d'acte d'accusation : mon mari ne voulut pas monter sans l'avoir reçu. On nous en apporta un dans lequel il était dit que nous avions assassiné le peuple le 10 août'.

Et le substitut Ardenne donna lecture des pièces d'où il résultait que dans l'acte d'accusation il n'y avait que « Saint-Pern et sa femme », le fils n'y étant pas compris : ce qui n'empêche pas que la déclaration du jury ne porte : J.-B. S.-Pern, âgé de 17 am, ex-noble^ sans état, né à Rennes^.

Les juges et les jurés, continua le substitut, devaient s'apercevoir que le (ils, âgé de dix-sept ans, n'avait pas pour femme

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