‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 3)Chapitre 78 sur 167 · Ibid., n» 40, p · texte numérisé non relu

Ibid., n» 40, p

5. Ibid., n" 40, p. 3. Voyez ci-dessus, t. V, p. 55 et suiv., où nous «tous cité les pièces.

sa mère âgée de quarante-huit ans : le tribunal a condamné le fils pour le père.

D'autres témoignages à la charge de tel ou tel des accusés firent aussi une vive impression sur l'auditoire, par exemple celui de Beaulien, artiste du théâtre du Palais, à propos de Bezard, banquier, accusé d'intelligences avec l'ennemi pour une opération de change, à laquelle d'ailleurs il avait été personnellement étranger (27 floréaP). Comme son innocence était démontrée, le juré Girard (et non Gérard), se portant accusateur lui dit : « Au surplus, tu es bien connu dans ta section pour être un mauvais citoyen, un aristocrate » — (ils étaient de la même section). — Bezard répondit qu'il avait fait tout le bien qu'il avait pu faire, satisfait à toute réquisition, et il le prouvait quand Girard l'interrompant : « Tu as un frère commandant dans la garde nationale qui est connu pour un déterminé aristocrate. — Je n'ai point de frère, reprit Bezard. » Alors Girard entrant en fureur et frappant sur la table : « Eh bien ! si ce n'est toi ni ton frère, c'est au moins Ion père. »

Le récit de cette scène, tragiquement imitée de la fable, arracha à la foule un cri d'horreur. Et le témoin, prenant à partie l'accusé : « Vous ne pouvez nier ces faits, dit-il, et votre châtiment commence : par un hasard particulier vous vous trouvez assis à la même place, précisément à la même place où vous avez égorgé le meilleur de mes amis, l'homme qui n'avait d'autre crime que d'avoir de la fortune et qui l'employait à soulager les malheureux. »

Girard ne put répondre qu'en faisant remarquer aux

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