‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris (volume 4)Chapitre 132 sur 178 · NON-UEU. - PLUVIOSE AN III · texte numérisé non relu

NON-UEU. - PLUVIOSE AN III

Nicolas Deschami's : vagabondage. — Renvoi au directeur du jury du district de Meaux. (/6û/., n^ 504.)

Philibert Pillet» ci-devant curé constitutionnel : propos contre-révolutionnaires. (Ibid., n*» 505,)

26 (14 février).

Antoine Frédéric, vivandier à la 5' division de la gendarmerie nationale. Il avait adressé au duc d'York une lettre dont voici quelques extraits :

« Depuis que je suis retourné en France, tout a tourné contre lïioi, et Dieu sait que tout le temps que je restai au camp de Gifcld que (sic) tout mon cœur n'aspirait qu'après la venue des Anglais. »

— Les Français quittent Gifeld à onze heures. A deux heures, sa maison est pillée; arrive un sergent anglais : il croit voir en lui un libérateur : protection insuffisante^ il expose sa détresse :

« Un mot de Votre Altesse Royale est un flat (flatus) de Jupiter qui provoque l'orage contre les nations rebelles et qui rend le calme et la paix à ceux qui recherchent votre protection. » (Archives, W 495, n" 506.)

L'excuse que lui trouvent les juges pour le mettre en liberté les aurait assurément, quelques mois plus tôt, fait arrêter eux-mêmes : « Attendu que les termes inciviques e tcontre-révolutionnaires employés dans ce projet parlent moins d'un ennemi de la révolution que d'un infortuné qui, par la (laiterie, cherche à émouvoir ses tyrans...

« Que d'ailleurs il est sincèrement patriote, etc. »

27 (15 février).

Jean-Antoine Ai'bert, volontaire au V bataillon des fédérés : émigration (il avait été fait prisonnier) (ibù/., n° 507).

François-Nicolas-Gérôme Py, capitaine au 12'' bataillon des fédérés. Il était accusé de provocation à la royauté pour un papier où on lisait « : Vive Louis XVII^ vive Robespierre^

vive Sergent, vive Aubry^ vive Pelou (sic), vive Bourbon ! La race des Bourbons est une race impérissable. »

Le juge instructeur nota que c'était « un simple chilTon de papier gris sur lequel sont écrits au hasard, sans suite et comme pour le simple essai d'une plume, des expressions équivoques qui annoncent autant le pour que le contre ; » et le tribunal, en chambre du conseil, y vit «plutôt le produit de l'inconséquence et de reffervescence de l'âge du prévenu que d'un dessein prémédité. » — Il avait donné des preuves de patriotisme à son bataillon. On le laissa libre d'y retourner. (Archives, W 495, n° 508.)

Jean-Michel Campapîa, capitaine au 2* bataillon d*infanterie : discrédit des assignats, propos contre-révolutionnaires. (Archives, W 496, n-5H.)

28 (16 février).

François Humble, étranger, mendiant : la loi du 27 germinal, en vertu de laquelle il avait été arrêté, avait été rapportée le 18 frimaire an III. (Ibid., n" 509.)

Bastion Flamand, jardinier, parti pour la première réquisition, mais par contrainte, et qui avait dit « qu'il n'aimoit pas la République parce qu'elle l'avoit tenu quatre mois et demi sans être habillé. » (Ibid., n"" 510.)

François Cléradin, tisserand : entraves au recouvrement de l'impôt. (/6id.,n° 512.)

Ventôse.

1 (19 février 1795).

Félix Yergnasgo, capitaine au 2* régiment d'infanterie légère : accusé d'avoir engagé les soldats à ne pas marcher contre l'ennemi et fourni de l'argent à un officier ennemi. (/Wd., n-515.)

4 (22 février).

Jean Rivière : propos. (Ibid.j n^ 521.)

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