CHAPITRE LVIII
l£ TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE DU 8 NIVÔSE AN III
(t8 DÉCEMBRE 1194)
Progrès de la réaction thermidorienne : fermeture des Jacobins. Ileprîse de Taltaque contre Billaud-Yurennes, Barèrc et Goilot d'IIerbois. Le livre de Sirey sur le tribunal révolutionnaire.
Au moment où le décret du 28-29 frimaire fut signifié au tribunal révolutionnaire, Fouquier-Tinville occupait le fauteuil — le fauteuil d'accusé. Son jugement, longuement instruit, venait de commencer. Il se trouva forcément suspendu, puisqu'il n'y avait plus de tribunal. Le dernier acte du président fut de le renvoyer dans sa prison. C'est devant un tribunal nouveau et à la suite d'une nouvelle instruction complémentaire, qu'il devait reparaître.
En frappant le tribunal révolutionnaire du 23 thermidor par son décret, la Convention avait dissipé les dernières illusions des terroristes sur les conséquences forcées du 9 thermidor. Dès le début, le procès des membres du comilé de Nanles les avait vivement inquiétés, et leurs ressentiments trouvaient encore aux Jacobins un lieu pour se produire. Billaud-Varcnnes se
décréta c que les individus du coniilé rcvolulionnairc de Nantes, acquittés par le tribunal révolutionnaire, seraient envoyés par-devant le tribunal du district d'An- ^^ers, pour y être jugés sur les délits ordinaires. » (ilfo/iiteMr des 5 cl 6 floréal an m, 24 et 25 avril 1795.) C'est le point de droit touché par cette décision que M. de la Sicotière a eu surtout en vue dans sa brochure le Patriote <VHéron^ Hua bans r«nu'icbir du l'iuit de ses lectures aussi étendues que curieuses.