DERNIER BILLET DE KOUQUIKR. EXÉCUTION
avec beaucoup de dilBcullé, soit qu'elle fût naturelle, ou bien occasionnée par la scène qui se passait : « Apprends donc à lire! » dit Scellicr avec arrogance. » On retrouve au dossier un demi-carré de papier |X)rtant ces mots tracés de la main de Fouquier-Tinville , comme une dernière protestation, sans doute, après son jugement :
Je n'ay rien à me reprocher ; je me suis toujours conformé aux loix; je n'ay jamais été créature de Robespierre ny de Saiiit-Just; au contraire j'ay été sur le point d*étre arresté quatre fois, je meurs pour ma patrie sans reproche, je suis satisfait; plus tard on reconnoitra mon innocence.
A.-Q. FoiJQUiEii*.
VU
Exéculiun i1<^$ comlmiiii/'H. Fin du hibuiint révoluiioiiiiaii'C do pAris.
Le sort des condamnés n'inspira guère de pitié, à c^n juger par le récit de leurs derniers moments :
« Les seize condamnés subirent, le 18, vers les onze heures du matin, leur jugement sur la place de Grève : ils furent conduits sur trois charrettes au milieu d'une multitude immense qui les couvrait de huées et de malédictions. Fouquier y répondait quelquefois par les plus horribles prédictions; sa figure était pâle et livide, ses muscles contractés, ses yeux animés et égarés par la colère: la contenance de ses complices n^élait pas moins hideuse; ces hommes, souillés de tant de crimes, et couverts de tant de sang innocent, appelaient encore les massacres et la mort sur leur patrie. »