LA PROVINCE SOUS LES CARIXWNGIENS
tique. Ces comtes, essentiellement amovibles, surtout depuis les deux conjurations des leudes carlovingiens, avaient été multipliés de façon à être plus dociles. — C'est environ en 778 que Bullus gouverna le Velay. Il serait toutefois difficile de préciser la durée de son administration; il semble même qu'après lui l'autorité cessa d'être confiée à un fonctionnaire spécialement attaché à ce pays, qu'elle fut directement exercée par le duc d'Aquitaine, à la fois comte d'Auvergne et de Velay, puis par un vicomte sédentaire, lequel usurpa bientôt à son tour le pouvoir pour le conserver héréditairement dans sa famille.
Ainsi donc, ce que le sage fondateur de la dynastie carlovingienne avait voulu prudemment éviter, c'est-à-dire l'indépendance des dépositaires de l'autorité impériale et la concentration de plusieurs comtés sous le gouvernement d'un seul, ne tarda pas à se réaliser. —A partir de 819, Béranger, comte de Toulouse, puis successivement : Guillaume~le- Pieux en 886, Guillaume-le-Jeune en 918, Acfred en 927, Ebles-le-Bâtard en 928, Raymond-Pons en 932, Guillaume Tête-d' Etoupe en 950, joignent à leur couronne de duc d'Aquitaine celles réunies de comtes d'Auvergne et de Velay. Enfin après eux, ces deux comtés, usurpés par Guillaume Taillefèr, comte de Toulouse, sont par lui concédés