‹ Histoire du Velay (volume 3)Chapitre 14 sur 61 · LÉGENDE DE S. BÉNIGNE · texte numérisé non relu

LÉGENDE DE S. BÉNIGNE

à jamais mémorable par la fondation d'un hôpital aux portes mêmes de sa basilique. Voici comment le chroniqueur Etienne Médicis rapporte l'origine de cet étabUsseihent , un des plus anciens de France : « Catholique lecteur, dit-il , les saintes lettres nous enseignent qu'après la construction de l'édifice miraculeux de Notre-Dame d'Anis , il venait en ce lieu , de toutes les contrées de la terre , une grande affluence de pèlerins. Alors était en bruit auprès de cette éghse le logis de la Tête du Bœuf, qui appartenait à un homme appelé Gras-Mcment. Cet homme et sa femme firent dans cette hôtellerie une fortune considérable en or, en argent et en riches possessions. Comme ces dignes gens n'avaient point d'enfants de leur union , et qu'ils désiraient travailler de leur mieux au salut de leur âme , ils résolurent , sentant venir les jours de la vieillesse, de faire quelque œuvre utile au service de Dieu. C'est pourquoi ils s'adressèrent à Benignus. Ce saint évoque pratiquait sous leurs yeux tous les devoirs d'un bon pasteur. Il faisait de grandes aumônes , prêchait ses pauvres brebis et exerçait l'hospitaUté aussi généreusement que possible. Ils lui donnèrent donc, pour augmenter son patrimoine épiscopal, une partie du pré appelé le Breuily ainsi que leur logis de la Tète du Bœuf, afin qu'il y établît ime maison pour les malades. Us ajoutèrent à ces libéralités le don de

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tons leurs autres biens , parmi lesquels se trouvait une pièce de terre sur le penchant du mont Anis , qu'on appela le Martoret , parce que le bon seigneur évèque la transfonna en un cimetière destiné au service de Thôpital qu'il venait de fonder.

> Quand ces deux généreux bienfaiteurs eurent accompli leur pérégrination en une vie meilleure , Benignus les fit enterrer dans le vieux chapitre de son église cathédrale , là où vous trouverez sur un sépulcre leur effigie avec cette inscription :

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