TRANSLATION DU SIÈGE ÉPISCOPAL
cher en quel temps vivaient cet Evodius et son assesseur Scutaire.
L'étude à laquelle nous nous livrons en ce moment est aride, il faut bien le reconnaître ; c'est pourquoi nous avons besoin pour cette partie de notre ouvrage de beaucoup d'indulgence et d'une extrême attention. Nous aurions pu affirmer les choses, donner au récit plus de charme, plus de rapidité en le dégageant de ces démonstrations toujours difficiles à écrire, souvent difficiles à comprendre ; cependant nous avons pensé qu'il était plus digne de cette œuvre austère et religieuse d'en agir autrement. — Après avoir entendu le légendaire, nous allons interroger à son tour la vieille église elle-même, le texte naïf d'une main, la pierre sincèrement reproduite de l'autre ; nous dirons ensuite : Voilà ce que nous avons lu, voilà ce que nous avons cru comprendre. Les témoins de l'histoire restent encore sous les yeux de tous, chacun peut refaire le travail que nous avons tenté, car si l'interprétation paraît insuffisante, du moins la reproduction n'a pas cessé d'être fidèle.