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que ce jccu'cr: i-: .V'^i:: r* :ir irrvmenu à une autre civîLîiai.jn ; ox;.>:"^,:à::: . :iiîl-.rv ceux qui voulaient ne voir dans ce iîio::i:u:^-a: ju"::îi 'r/:n..'ri antique , nous étions rv<îe convaincu qu'il navait jamais été qu'un tombeau. Les r:;?os funèn:re<. et plus encore les vases lacryuiatoires pîacx^ aux an-rles, étaient pour nous une première indication, et ce qui achevait de n^'is convaincre, c'est que rintêrieur, au lieu d'être poli comme une haiiriKnre. {viraissait au
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contraire nidement taillé à coups de pic.
— Ce fut donc une.erreurdedonnerà celte œuvre uneorïgine gallo-romaine et de se laisser séduire par des j analogies avec l'an- 1 tique qu'expliquent sans effort des études plus calmes et plus réfléchies.
Nul doute aujourd'hui; nousavons sous les yeux un sarcophage du VI« siècle, celui qui reçut la dépouiUe du bienheureux Scutaire, Deux fois ce nom est écrit sur la pierre, et une troisième fois il se révèle encore par les litres que les \ieilles légendes lui attribuent. Tout, depuis le seuil de l'église jus-
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qu*à celui de la tombe , transmet à la postérité le souvenir vénéré du constructeur de la basilique inicienne.
Quel magnifique et complet spécimen de l'art mérovingien !... Sans parler de l'intérêt puissant, pour nous au-dessus de tout autre, que fait naître une œuvre si étroitement unie à notre histoire sacrée, combien la science archéologique doit être ellemême satisfaite de cette restitution Sidoine- Apollinaire et Grégoire de Tours n'auront pas de commentateurs plus sincères que ces' débris des dernières splendeurs de leur époque. On sent que l'Eglise, impatiente d'embellir les sanctuaires de la foi, fait les plus énergiques efforts pour retenir l'art qui s'en va et pour en flxer les dernières aspirations sur les seuls monunieiits qui lui restent : la maison de Dieu et la sépulture des saints.
L'oratoire dont Scutaire avait été l'architecte demeura longtemps sans doute le pieux dépositaire de ses restes mortels ; ce dut être seulement beaucoup plus tard que le sarcophage fut transporté dans la collégiale de saint Vosy, destinée à recevoir les tombes épiscopales. — II y servait encore de maître-autel à la fin du dix-hui-
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tième siècle ; le docteur Arnaud l'y vit en 1791 , ainsi qu'il le rapporte dans une note de son histoire du Velay. En 1805, cette église ayant été démolie, chacun vint chercher là les pierres qui pouvaient lui convenir; et comme alors on n'attachait pas plus d'intérêt au sépulcre d'un évèque qu'à tout autre d^ris sans valeur, la commune vendit à vil prix ce monument, qui fut aussitôt porté dans un jardin où y depuis cette époque, abandonné à toute espèce de mutilations, il sert de bassin et d'abreuvoir. — Nous dirons même ici les efforts inutiles que nous avons tentés pour obtenir la rétrocession de cette précieuse antiquité. L'occasion paraissait favorable ; on restaurait la basilique anicienne, et l'artiste chargé de ce travail avait mission de reproduire l'édifice tel qu'il avait été à ses différents âges. Ce tombeau était donc triplement réclamé sous le dôme angélique que Scutaire avait fondé comme architecte , qu'il avait béni comme pasteur , qu'il avait glorifié comme saint. — Espérons qu'un jour viendra où d'autres , plus heureux , ne verront pas ainsi profaner un débris vénérable que la religion , la science et l'histoire devraient mieux protéger.