PÈLERINAGE DES SAINTS
immense qui remplit la cité. Enfin cette étourdissante et merveilleuse marche triomphale arrive au portique Saint -Jean, où le doyen, à la tête du chapitre, reçoit le roi et le conduit près de l'autel sur un trône recouvert de drap d'or. François I», entouré de sa cour, se prosterne devant la Sainte Image, foit son oraison et ordonne qu'on chante le Te Devm. n ne se montre pas moins libéral que ses ancêtres et comme eux fait de riches présents au sanctuaire. n veut que nul ne puisse le soupçonner de trahir la foi de ses pères et de prêter aux schismes, qui de toutes parts menacent l'Eglise , une oreille coupable. L'ambassadeur d'Angleterre est à ses côtés, la plus haute noblesse de France l'accompagne , il est en présence des représentants officiels de l'Europe , et il lui platt de faire ce pèlerinage de Charlemagne , de Philippe- Auguste et de saint Louis, afin qu'on sache partout que le trône de France n'a pas cessé d'être celui du fils atné de l'Eglise.
Après cette légende glorieuse de pontifes et de monarques, à quoi servirait de nommer ces princes, ces hauts barons , ces illustres prélats que la célébrité de l'oratoire angélique convoquait de tous les coins du monde? Les saints marquaient la route qu'il fallait suivre. Robert, Etienne, Ghaffre, Eudes,
OéDiu Piene4e-Yêiiêrabie, Mafol, Hognes de GÉr^ nobie. Antoizie de Padooe, Domîniqae, Tinoent FeiTÎer, Fran<;o{s4W£ss, et bien d'antres encore, entraînaient les peoples à lenr snite , leur montraient par d'êdatanls mirarfasy ks maternelles prédilections de Xotre-fiome ponr ceux qui Tiennent rintercëder sur la montazne , et les peiqdes remplis de foi s'en allaient rendant témoignage de ce qu'ils aTaient tu, de ce qu'ils avaient entendu.